Je reprends dès aujourd'hui, après trop d'absence, l'entretien de de ce blog et la publication de textes de prose poétique.
Ce ne sont pas exactement des chefs d'oeuvre du genre mais à l'instar des crouis pour le dessinateur, ils sont un bon exercice d'expression spontanée.
A l'époque des forums, nous faisions de petits jeux d'écriture, notament en improvisant un texte à partir d'une image.
J'ai continué un peu plus tard sur un "carnet de poésie" à partir de photos prises lors de mes nombreux déplacements: vieilles ruines, endroits enchanteurs, curiosités diverses. A présent, il est à moitié rempli^^.
Je vais commencer par du vieux ou plutôt du "neuf avec du vieux" puisque j'ai changé les images.

Il progressait d’un pas lourd, mais ses pieds n’entamaient plus le sable du sol, qui offrait à la vue un manteau d’une beauté parfaitement irréelle.

L’un après l’autre, ses compagnons étaient tombés dans l’enfer des roches et n’auraient jamais l’occasion de contempler le spectacle rare offert par les dunes. De toute manière, il regardait déjà vers les monts Karaàn, dont il pouvait déjà distinguer les premiers contreforts tant les cieux étaient dégagés. R

La robe voluptueuse de l’azur n’en était que plus trompeuse, en vérité, cette partie du désert offrait un piège parfaitement mortel pour ceux, très rares, qui avaient l’audace et la ténacité d’y entrer. Le voyageur était comme une proie qui avançait au fond de la gueule d’un géant, prête à se refermer au moindre soubresaut. Le piège, c’était la tempête, elle les avait eus les uns après les autres, et il n’était pas certain qu’il parviendrait à lui échapper. Peu lui importait, le savoir était à ce prix.

La dernière demeure des dieux et des civilisations d’avant le monde se trouvaient de l’autre côté de la crête. Au fur et mesure qu’il approchait, elle se faisait abrupte, menaçante, comme le dos d’un gros animal dérangé dans son sommeil séculaire…

Un souffle léger finissait de parfaire les rides parfaites du manteau de sable ; dans le silence absolu de l’erg, il entendait chuchoter les mises en garde des sorcières : le désert noir, la citadelle des hommes-scorpions…

ancients hommes-scorpions